Depuis la naissance de Facebook et Twitter en 2005 / 2006, l’ascension de ces deux réseaux et l’engouement croissant des internautes de tous bords pour ce type de plateformes sociales ont été des constantes inébranlables.
Pour la première fois, une étude très sérieuse de Lightspeed Research montre une baisse d’intérêt pour ces réseaux, et dresse un tableau peu brillant de l’assiduité des internautes à ce sujet.
FaceBook clairement désigné comme objet de lassitude
Si le rapport parle des réseaux sociaux en général, il ne fait aucun doute que le premier a être impliqué dans cette baisse d’intérêt est Facebook.
Les chiffrent sont clairs :
31% des internautes disent passer moins de temps sur Facebook qu’avant, et cette tendance s’affiche tant pour les consultations personnelles que professionnelles.
10,5% ont complètement délaissé Facebook.
41% des internautes ont des comptes complètement inactifs sur au moins un réseau social.
Si FaceBook n’est évidemment pas à l’aube de sa disparition (puisque 70% des internautes passent toujours autant voire plus de temps sur Facebook que l’an dernier), il n’en reste pas moins que cette analyse d’une tendance à la baisse, ne serait-ce que sur une fraction des utilisateurs, est une grande première, et qu’elle est sans aucun doute annonciatrice de changements dans l’utilisation de ces réseaux.
La question est : pourquoi Facebook intéresserait-il moins qu’avant ?
Les sondés qui passent moins de temps sur facebook aujourd’hui comparé à l’année dernière invoquent, dans l’ordre, ces raisons :
- la lassitude
- la crainte pour la protection de sa vie privée
- le manque de temps
- le fait que les amis désertent la plateforme
Ajoutons à cela un détail à la fois amusant et significatif :
Lorsque l’on tape dans Google le mot « supprimer », la première des suggestions offerte par Google, correspondant à l’expression la plus souvent saisie commençant par le mot supprimer est, je vous le donne en mille :  »supprimer compte facebook ». Un bel indicateur quand à la sensation de séquestration ressentie par les internautes lorsqu’ils signent les conditions d’utilisations de Facebook lors de leur inscription !
Quelques bad buzz pour Facebook
D’abord, il y a eu de nombreuses critiques quant à la mauvaise information des utilisateurs au sujet de changements automatiques de paramètres de confidentialités (encore aujourd’hui, les profils des amis d’amis sont assez fréquemment visibles par des personnes qui ne sont pas censés avoir accès à ce genre d’informations).
Ensuite, la multiplication d’actions relativement médiatisées sur des tentatives dépôts de plaintes portant sur l’impossibilité de supprimer des informations liées à un compte (toutes les données, même supprimées, sont gardées en mémoire sur les serveurs de Facebook, chose totalement illégale dans de nombreux pays européens, en raison du droit à la modification des données personnelles). La dernière en date est actuellement menée en justice par l’association « internet sans frontière ».
Enfin, comme tous les réseaux sociaux devenus célèbres aujourd’hui, Facebook à construit son succès sur une ergonomie avancée et une simplicité d’utilisation très poussée. Les dernières et innnombrables mises à jour ont clairment perdu plus d’un internaute, ajoutant encore un peu plus à la sensation de perte de contrôle au sujet de données souvent hautement personnelles.
Pour les entreprises, Twitter serait-il plus efficace ?
Cette étude ne parle pas directement de Twitter. Serait-ce un signe de la bonne santé du réseaux social concurrent ? Twitter, dont le principe est la transmission très rapide d’informations courtes, est déjà utilisé professionnellement par tous les travailleurs du net.
Pas d’ambiguïté sur la préservation des données puisque tout est public, possibilité de toucher tous ses followers en un clic, facilité à organiser des jeux concours à portée virale, transparence absolue au niveau des informations recueillies : Twitter à beaucoup pour plaire en milieu professionnel, il n’y a pas de doute à ce sujet.
Et les expériences de mini buzz ciblés et réussis assez aisément sur Twitter ne manquent pas !
Et vous, pour votre entreprise, vous optez pour quelle stratégie en termes de réseaux sociaux ?

